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Une rentrée, cinq nouveaux titres
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Le 19 octobre 2007, Les Impressions Nouvelles publieront cinq ouvrages, très différents mais tous marquants :
la suite très attendue de la bande dessinée Fraise et Chocolat de Aurélia Aurita ;
un récit illustré de Caroline Lamarche et Charlotte Mollet, La Barbière ;
deux essais très novateurs sur Hergé pour clore en beauté l'année du centenaire : Lire Tintin de Benoît Peeters et Tintin Schizo de Pierre Sterckx ;
Les Comptes rendus à Benjamin, Bourdieu, Elias, Goffman, Héritier, Latour, Panofsky et quelques autres de la grande sociologue Nathalie Heinich.
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Aurélia Aurita
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FRAISE ET CHOCOLAT 2
Roman graphique
192 pages, 16 euros
Tout le monde a lu Fraise et Chocolat, l'un des événements éditoriaux de 2006 qui a permis la découverte d'une voix de femme totalement nouvelle en bande dessinée. Personne n'avait jamais parlé d'amour et de sexe comme Aurélia Aurita: avec franchise mais aussi avec humour, avec crudité mais non sans candeur. Le temps passe. “Chocolat” (Chenda) aime toujours “Fraise” (Frédéric), et en est toujours aimée, mais aux ébats se mêle le doute, l'enthousiasme se teinte de peur. Le monde extérieur aussi est là: une amie attachante (Kan Takahama), un voisin raciste, le quotidien et ses contraintes, la menace de la séparation, les superstitions petites et grandes de l'héroïne qui va jusqu'à invoquer le divin… Mais surtout il y a l'amour, et les vraies-fausses naïvetés qui font le style incomparable d'Aurélia Aurita et l'enchantement du lecteur (et des lectrices).
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Caroline Lamarche et Charlotte Mollet
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LA BARBIERE
Récit illustré
Un album en couleur de 96 pages, 19 euros
Un pays où la guerre fait rage. Dans une ville préservée, la Barbière rase les hommes. Mira, la narratrice, l'assiste dans cette tâche délicate. Car les lames effilées servent aussi à un étrange rituel. L'inquiétant capitaine Dragon, passionnément épris de la Barbière, en fera la singulière expérience… Un récit étincelant et noir, né de la rencontre entre Caroline Lamarche et Charlotte Mollet, passée avec audace de l'illustration jeunesse à l'érotisme onirique de ce conte pour adultes.
Née à Liège en 1955, Caroline Lamarche a obtenu le Prix Rossel pour son premier roman, Le jour du chien (Minuit, 1996). Elle est notamment l'auteure de Carnets d'une soumise de province et Karl et Lola, tous deux chez Gallimard.
Bien connue dans le monde de l'illustration jeunesse, Charlotte Mollet est l'auteur de Triso Mike, Mon Oreiller, Navratil, Une souris verte, etc.
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Benoît Peeters
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LIRE TINTIN, Les Bijoux ravis
Essai
288 pages, 20 euros
Et si le prodigieux succès de Tintin était dû à d'autres raisons que les circonstances anecdotiques ? Et si par delà son aspect rassurant cette œuvre s'avérait d'une stupéfiante modernité ? Et si cet auteur populaire entre tous était encore à découvrir ?
C'est à ces questions que Benoît Peeters répond dans cet ouvrage. Déjà auteur du Monde d'Hergé et de Hergé, fils de Tintin , il propose ici une analyse plus approfondie des Aventures de Tintin en se concentrant sur un seul volume, l'un des sommets de la bande dessinée classique : Les Bijoux de la Castafiore.
La passionnante étude de Benoît Peeters est suivie d'un long entretien avec Hergé, sans doute le plus surprenant qu'il ait jamais accordé.
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Pierre Sterckx
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TINTIN SCHIZO
Essai
160 pages, 15 euros
Selon Pierre Sterckx, critique d'art qui fut l'ami d'Hergé pendant vingt ans, Tintin n'est pas le personnage conventionnel et froid, humaniste et chrétien, misogyne et réac que l'on décrit souvent.
On manque le génie de Tintin si on le réduit à un sage porte-parole des codes moraux et politiques de son temps, mais on se trompe aussi si on ne voit en lui qu'un prodigieux lecteur des codes des autres. Malgré les apparences, Tintin ne décode pas la Chine, les Incas, le Tibet, l'Amérique… Les codes, quels qu'ils soient, vénérables et anciens, excitants et modernes, ne lui suffisent pas. Il passe à travers. C'est cela qui explique ses hallucinations, son attirance pour la folie, ses moments oniriques considérés comme réels. Et voilà pourquoi l'on peut qualifier Tintin de « schizo », au sens de Deleuze et Guattari.
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Nathalie Heinich
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COMPTES RENDUS à Benjamin, Bourdieu, Elias, Goffman, Héritier, Latour, Panofsky, Pollak, Zilsel
Essai
192 pages, 18 euros.
Ces neuf articles ne procèdent pas d'une affiliation inconditionnelle à des maîtres mais, plutôt, d'un examen critique de leurs travaux, indissociable de tout « exercice d'admiration », selon le beau titre de Cioran : comptes rendus « à » des auteurs, en règlement d'une dette intellectuelle, ils sont en même temps des comptes rendus « de » leurs contributions, ne s'interdisant pas une certaine irrévérence.
Sociologie de l'art, sociologie des sciences, anthropologie de l'identité ; cinq sociologues, un philosophe, un historien d'art, un historien, un anthropologue ; trois Français, trois Allemands, deux Autrichiens, un Américain (dont cinq émigrés) : voilà qui dit bien le caractère trans-frontalier, à tous les sens du terme, de la discipline sociologique, à partir de laquelle ont été produites ces lectures, en forme de « comptes » rendus à quelques chercheurs qui, pour l'auteur de ce recueil comme pour beaucoup d'autres lecteurs, « comptent » et, sans doute, compteront durablement dans la vie intellectuelle.
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