Livre rédigé en prison —
et terminé en 1870 — par celui qu’on surnommait
"l’éternel conspirateur", L’Éternité par les astres est une étonnante réflexion cosmologique
qui a inspiré Nietzsche pour sa théorie de l’éternel
retour et fasciné Walter Benjamin. Une méditation
à la fois scientifique, poétique et philosophique
qui mérite d’être redécouverte.
"Au fond, elle est mélancolique cette éternité de l'homme par les astres et plus triste encore cette séquestration des mondes-frères par l'inexorable barrière de l'espace. Tant de populations identiques qui passent sans avoir soupçonné leur mutuelle existence ! Si, bien. On la découvre enfin au XIXe siècle. Mais qui voudra y croire ? Et puis, jusqu'ici, le passé pour nous représentait la barbarie, et l'avenir signifiait progrès, science, bonheur. Illusions ! Ce passé a vu sur tous nos globes-sosies les plus brillantes civilisations disparaître sans laisser une trace, et elles disparaîtront encore sans en laisser davantage. L'avenir reverra sur des milliards de terres les ignorances, les sottises, les cruautés de nos vieux âges !"
Auguste Blanqui