Corinne
Hoex

 

   
   
 
L'auteur
 
 

Corinne Hoex vit à Bruxelles. Licenciée en Histoire de l'Art et Archéologie, elle a travaillé comme enseignante, documentaliste et chargée de recherches. Elle est l'auteur de plusieurs études relatives aux arts et traditions populaires. Depuis quelques années, elle se consacre à l'écriture de fiction.

Elle a publié trois romans, Le grand menu en 2001 aux Éditions de l’Olivier (réédité en 2010 aux Impressions Nouvelles), Ma robe n'est pas froissée en 2008 aux Impressions Nouvelles et Décidément je t’assassine en 2010 aux Impressions Nouvelles.

Elle a également publié de la poésie, Cendres en 2002 aux Éditions Esperluète (avec des dessins de Bernard Villers), Contre Jour en2009 aux Éditions Le Cormier (avec des vignettes de Frank Vantournhout) et La nuit, la mer en 2009 aux Éditions Didier Devillez (avec des encres de Camille De Taeye).

Elle a publié deux livres d’artistes, La mer, la nuit en 2008 aux Éditions Æncrages (avec des aquarelles de Colette Deblé) et Les nageuses en 2009, dans les Cahiers de Peauésie de l’Adour (avec des aquarelles de Colette Deblé).

Elle a participé aux ouvrages collectifs Quatorze portraits d'horizons (Belgacom, Rapport annuel 2001), Compartiment auteurs (SNCB-Foire du Livre, 2002 et 2008), Frontière (Éditions La Trame, 2003), Démocratie, j'écris ton nom (2004), La visite est terminée (La Trame, 2006), En décalage (DVD, La Trame, 2007), Dialogue et croissance (SNCB, Rapport annuel 2007).

Elle collabore régulièrement à des revues littéraires, Marginales, la Revue de l'Université de Bruxelles, Vu d'Ici, La Semaine Médicale, Le Non-Dit, L'Arbre à Paroles et la revue en ligne Bon à tirer.

 
     
 
Bibliographie
 
 

PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES :

- Saint Monon. Vie. Culte. Iconographie, Éditions Vaillant-Carmanne, Liège, 1972 (Extrait des Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne, Tome XIII)
- Enquête sur le culte et l'iconographie de sainte Brigide d'Irlande en Wallonie dans Document de Travail du Centre d'Etude des Arts, Traditions et Parlers Populaires, Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles, 1973
- Les pèlerinages de sainte Brigide en Wallonie. Analyse systématique dans Document de Travail du Centre d'Etude des Arts, Traditions et Parlers populaires, Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles, 1973
- Saint Walhère. Culte. Vie. Iconographie , Éditions Duculot, Collection Wallonie, Art et Histoire, Gembloux, 1974
- Nombreux articles sur les arts et traditions populaires publiés en revues, notamment dans L'Ethnie Française , revue de la Fondation Charles Plisnier.

FICTIONS :

- Le grand menu, roman, 124 pages, Éditions de L’Olivier, 2001, rééd. Les Impressions Nouvelles, 2010.
- Cendres, poésie, avec des dessins de Bernard Villers, 52 pages, Éditions Esperluète, 2002.
- Ma robe n'est pas froissée, roman, 112 pages, Les Impressions Nouvelles, 2008.
- Contre Jour, poésie, avec des vignettes de Frank Vantournhout, 64 pages, Éditions Le Cormier, 2009.
- La nuit, la mer, poésie, avec des encres de Camille De Taeye, 32 pages, Éditions Didier Devillez, 2009.
- Décidément je t’assassine, roman, 145 pages, Les Impressions Nouvelles, 2010.

LIVRES D'ARTISTES :

- La mer, la nuit, poésie, avec des aquarelles de Colette Deblé, Æncrages, 2008 (33 ex.).
- Les nageuses, poésie, avec des aquarelles de Colette Deblé, Peauésie de l’Adour, 2009 (8 ex.).

OUVRAGES COLLECTIFS :

- L'horizon de la mer dans Rapport annuel 2001 de Belgacom (texte d'introduction à Quatorze portraits d'horizons , photos de Jean-Dominique Burton), 2002.
- Nous sommes loin dans Compartiment auteurs (SNCB-Foire du Livre, 2002).
- La transparence du ciel et le silence de la terre dans Frontière (Éditions La Trame, 2003).
- Perspective (texte du court métrage DV réal. par K. Carlier, Bruxelles, 2003).
- Le grand menu dans Équivalences. Éros dans le texte (ISTI, 2003).
- Des fourmis dans les jambes dans Démocratie, j'écris ton nom (Éditions Couleur Livres, 2004).
- Les grands arbres dans Souvenirs de La Moutte (ACEMI, 2005).
- La jeune fille dans La visite est terminée (Éditions La Trame, 2006).
- En décalage (DVD, Éditions La Trame, 2007).
- Dialogue et croissance (SNCB, Rapport annuel 2007).
- Les douceurs du jour dans Compartiment auteurs (SNCB-Foire du Livre, 2008).

PUBLICATIONS LITTÉRAIRES EN REVUES :

- Un chromosome de différence dans Chemins de Traverse, bulletin trimestriel de l'ITAS (Institut Européen de Recherches Transpersonnelles et de Hautes Etudes en Sciences de l'Homme) et de l'ATB (Association Transpersonnelle Belge), n° 32, avril 1995.
- Peut-être pour te voir dans Corps à corps, hors série, 1996.
- Prions dans Marginales, n°241, printemps 2001.
- Barbe et les feux de Dieu dans Marginales, n°244, hiver 2001.
- Knapkoeken et knubbelkensvlaaien dans Marginales, n°247, automne 2002.
- Room Service dans Revue de l'Université de Bruxelles (Je t'aime, question d'époque ), 2002.
- Dans le jardin dans Bon à Tirer, n°4, février 2002.
- Des voiliers glissent en silence dans Marginales, n°252, hiver 2003.
- Invitation dans Revue de l'Université de Bruxelles (Voulez-vous partir avec moi ?), 2003.
- Les peupliers dans Vu d'Ici, n°11, printemps 2003.
- Le repas froid dans Marginales, n°253, printemps 2004.
- Je n'existais que par toi dans Bon à tirer, n°58, décembre 2006.
- La petite musique de nuit dans Marginales, n°261, printemps 2006.
- Inaccessible dans Marginales, n°262, été 2006.
- Emmenez-moi au Walhalla dans Marginales, n°267, automne 2007.
- Frondaisons dans Revue de l'Université de Bruxelles (Métaphysique de la mode), 2008.
- Pas grave dans La Semaine Médicale, n°447, été 2008.
- Wonderbra ! Wonderworld ! dans Marginales, n°270-271, été-automne 2008.
- Le temps et les perles dans Le Non-Dit , n°80-81, septembre 2008.
- Un muscle dans Bon à tirer, n°97, décembre 2008.
- La visiteuse dans Bon à tirer, n°113, août 2009.
- Nuit ouverte et L’inconnu dans L’Arbre à paroles, n°146, 2010.
- Faire saigner une pierre dans Marginales, n°274, hiver 2010.

PRIX LITTÉRAIRES :

Pour le roman Le grand menu :
- Lauréate du Prix Littéraire 2001 des Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles
- Lauréate du Prix Littéraire Soroptimist 2002 de la Romancière Francophone (Grenoble)
- Finaliste du Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2001
- Finaliste du Prix Victor Rossel 2001
- Finaliste du Prix Victor Rossel des Jeunes 2001
- Finaliste du Prix des Lycéens 2003

Pour le roman Ma robe n’est pas froissée :
- Lauréate du Prix Indications du Jeune Critique 2008
- Lauréate du Prix Emma Martin 2008 de l’Association des Écrivains de Belgique
- Finaliste du Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2008
- Finaliste du Prix Littéraire 2008 du Parlement de la Communauté française de Belgique
- Finaliste du Prix Marcel Thiry 2008
- Finaliste du Prix Victor Rossel 2008
- Finaliste du Prix Rossel des Jeunes 2008
- Finaliste du Prix des Lycéens 2009

Pour le recueil de poésie Contre Jour :
- Finaliste du Prix Marcel Thiry 2009

 
     
 
Extraits de presse
 
 

Avant Ma robe n'est pas froissée (Les Impressions Nouvelles, 2008), Corinne Hoex a été remarquée pour la publication de deux ouvrages, Le Grand Menu (L'Olivier, 2001) et Cendres (Esperluète, 2002). Nous reproduisons ci-dessous une sélection d'extraits de presse, classés par ordre de dates. Ceux qui concernent Le Grand Menu sont groupés en premier lieu ; en second lieu, nous avons placé les extraits qui se rapportent à Cendres.

Le Grand Menu, L'Olivier, 2001

Dans Le grand menu, Corinne Hoex essaie de rester au ras des sensations d'enfance. En juxtaposant des séquences brèves concernant successivement "Papa, Dieu, Maman et moi" vus à un certain âge, elle évoque de l'intérieur les affres de la bonne éducation, les images étranges issues des mots qu'on ne comprend pas, les peurs nées de la confrontation avec un monde qui reste globalement étranger.

Tiphaine Samoyault in Les Inrockuptibles, 6 février 2001 (extrait)

Le plaisir que procure le roman de Corinne Hoex est double. Il tient d'abord à la mise en mots des croyances et des fantasmes de la petite fille, narratrice du livre à laquelle la romancière ne prête aucune des connaissances de l'âge adulte. Aussi le lecteur en sait-il parfois plus que la narratrice et est-il charmé par ce regard posé sur des détails qu'il connaît mais qu'il ne voit plus (comme le maquillage féminin, par exemple).

Le roman doit également beaucoup au portrait sévère et étonnant que la petite fille brosse de ses parents. [.] La narratrice ne déclare jamais "Je manque d'affection", mais le lecteur s'en rend compte quand elle s'enferme au fond d'une armoire pour chercher dans les vêtements de sa mère les caresses qu'elle ne trouve nulle part ailleurs.

Laurent Demoulin in Le Matin, 13 février 2001 (extraits)

Corinne Hoex narre l'intériorité d'une enfance avec une minutie d'entomologiste. [.]

Tous les ingrédients obligés sont convoqués dans la recette : les terreurs, l'éveil de la sexualité, le mystère de Dieu, l'émoi où vous plonge une mère séductrice, un père à la fois bon et éventuellement redoutable, les mille émerveillements, les mille et un effrois devant les choses de la nature, l'insigne cruauté des choses, les pièges et les trésors que recèle le monde vivant. L'énigme insondable de la mort. Le silence ambiant, le vacarme intérieur.

Pierre Mertens in Le Soir, 14 février 2001 (extraits)

Sans aucun dialogue, sans autre point de vue que celui de sa narratrice, fillette à l'imagination débridée, Le grand menu de Corinne Hoex (qui signe ici un premier roman très prometteur) cache entre ses lignes un secret de famille dont on se demande finalement dans quel enfer il va conduire le lecteur. Rigueur, retenue, onirisme, et refus de toute narration hypocrite (la vie sexuelle des parents est évoquée en mots remplis de pudeur bien que très précis) composent l'ordinaire de ce banquet sensuel, poétique, et enchanteur, qui décrit pourtant au final un monde d'adultes bien inquiétant.

Maxime Romain in La Marseillaise, 18 février 2001 (extrait)

Corinne Hoex ne vit que pour ce roman, son premier. Ce nouveau-né qui fait ses premiers pas médiatiques chez Pivot, elle le sort de ses langes avec curiosité, comme s'il commençait enfin à lui échapper. [.]

La petite fille raconte, elle dit son désir d'amour et l'absence de tendresse, ses grandes peurs et ses petits secrets. Elle s'en veut d'être si bête, un cas unique sans doute dans les histoires de famille, ses parents n'ont vraiment pas de chance avec elle. [.]

Dans ce relevé quasi ethnographique des détails d'une enfance, les mots les plus simples se gonflent de densité, jusqu'à transmettre un sentiment d'oppression. Je ne savais pas où j'allais , confie Corinne Hoex, c'est ça qui me plaît . A Pivot et au lecteur aussi, on n'en doute pas.

Alain Delaunois in Le Soir, 23 février 2001 (extraits)

Un magnifique premier roman à se glacer les sangs, celui qui résonne sous les tempes de cette enfant, seule au beau milieu de ses parents, à appréhender le monde au travers de leur seul regard, à vivre au rythme souverain de leur impérialisme alimentaire, vestimentaire ou éducatif. A travers la malsaine dynamique d'un couple d'adultes narcissiques, égoïstes et cruels, Corinne Hoex dresse un terrible portrait de famille où se résume, entre autres, tout le désarroi des enfants uniques.

Sandrine Mossiat in Kiosque, mars 2001

La naissance racontée comme un massacre. Les premiers regards vécus comme un tremblement de terre. Les balbutiements dans la vie qui s'apparentent à de la stratégie guerrière. C'est la vie racontée par une petite fille. L'innocence n'existe pas, le bonheur n'a pas de nom. Il y a juste la cruauté et puis la douleur, inexplicable mais bien réelle.

Ce premier roman de Corinne Hoex, qui s'avère experte en exploration humaine - âmes et tripes - est un coup de poing au ventre. Un livre de cri, de pleurs, de rage, de solitude. Un livre incandescent écrit par le diable. Chaque mot résonne comme une explosion, chaque phrase porte la torture de n'être pas aimée.

Martine Laval in Télérama, 3 mars 2001 (extrait)

On devrait dire qu'on entre en roman comme on entre en poésie. Ce serait certes le cas pour Corinne Hoex qui signe son premier roman dans une écriture qu'elle fait sienne, dans un projet qui est d'emblée de l'ordre du romanesque et de la justification même du genre. Il fallait cet outil - le roman - pour permettre ce regard sur le monde, celui de la maison, de la famille. Et pour mieux circonscrire le monde d'aujourd'hui, elle retourne à celui de l'enfance, la sienne ou vraisemblablement toutes celles aussi qu'elle a croisées. Elle revisite ce passé, elle rouvre les petites plaies cicatrisées, les impressions fugitives qu'elle n'a cessé de réinterpréter. [.] La plume a la précision du scalpel et le rapport est impitoyable.

Le Mensuel Littéraire et Poétique, mars 2001 (extrait)

Un univers pesant et ambigu, parfois trouble, émerge de la rigoureuse simplicité de ce Grand menu . Celui de l'innocence - on songe au Mozart assassiné de Saint-Ex - bafouée par l'autoritarisme, l'égoïsme, la vanité, l'insouciance ou l'indifférence de ceux qui, détenant pouvoir d'ouvrir sur le monde, en condamnent systématiquement portes et fenêtres. Ici, dans le cadre oppressant d'une famille. Ailleurs, d'autres systèmes, à échelle plus large, ne procèdent pas différemment.

Monique Verdussen in La Libre Belgique, 7 mars 2001 (extrait)

L'écriture n'est pas celle d'une gamine de huit ans, c'est un langage précis, simple et intelligent, et qui vaut à lui seul le détour. Loin de tomber dans la facilité de l'imagination enfantine pure et simple, Corinne Hoex brosse à travers ce regard d'enfant le portrait de toute une société, et c'est certainement une des grandes réussites de ce livre.

Pascal Leclercq in Le Carnet & les Instants, 15 mars 2001 (extrait)

Quant au premier roman de Corinne Hoex, il enferme son lecteur entre les quatre murs d'une grande maison bourgeoise. S'y trouvent emprisonnés un père, une mère et une petite fille très observatrice. Elle décrit leur vie d'aliénation hautaine, le dressage dont elle est la victime, l'effroi de l'enfance en quelque sorte. D'un regard d'entomologiste, elle décrit les moindres faits et gestes [.] On voudrait croire que la petite fille invente alors qu'elle ne fait que patiemment décrire des gens qui pensent, savent et décident. Et elle le fait avec un détachement qui n'est ni de l'innocence ni de la perversité, ce qui donne toute sa force à ce roman réussi de l'enfance contrainte.

Alain Bertrand in Luxemburger Wort, 15 mars 2001 (extraits)

Dolcile, solitaire, apparemment naïve, une petite fille évoque, telle sa compatriote belge Amélie Nothomb, et avec le même masochisme froid, son enfance. Le tout très érotiquement correct.

Claude Mourthé in Magazine Littéraire, avril 2001 (extrait)

Corinne Hoex écrit sur le ton sage de la gamine en jupe écossaise, socquettes et souliers vernis, qui aurait caché sous ses plis un bâton de dynamite. Tex Avery débarque chez Folcoche. Elle énonce, avec la docilité d'enfant bien élevée, ce qui se donne à voir dans cette famille. Acide et féroce. Ici pas de taloche ou presque, c'est à coup d'une effarante normalité que la bonne bourgeoisie belge de l'Expo 58 tue dans l'ouf. La narratrice a réchappé à l'asphyxie mentale, à la coupe au page de sa personnalité, et à sa bobine encadrée dans une assiette en étain posée sur le feu ouvert en cuivre repoussé. Mais pareil abrutissement se paye un jour. Voilà qui est fait et bien fait. Pas de grand déballage, juste un menu bien dosé, terrible, drôle dès lors qu'on a la certitude que cette petite fille hurlant en silence s'échappera un jour, attendra son heure pour aimer tout ce que détestaient ses parents et que jamais elle ne portera de mules à pompons de cygne.

Sophie Creuz in L'Écho, 3 avril 2001 (extrait)

Méfiez-vous des petites filles : sous leur silence, leurs bonnes manières et les plis de leurs robes à col Claudine, elles accumulent assez d'étoupe pour mettre le feu à tout le Pajottenland! Corinne Hoex fait une entrée fracassante en littérature avec ce premier roman, véritable contre-poison au "Marabout Flash du savoir-vivre" dont elle a certainement emmagasiné les préceptes, les uns après les autres, dans son enfance. 

Nelle Novak in Femmes d'Aujourd'hui, 12 avril 2001 (extrait)

Corinne Hoex, dans Le grand menu, celui de l'existence telle qu'une fillette doit l'avaler sans broncher, par la loi du plus fort et des coutumes familiales, sait, par l'art déjà consommé, pour un premier roman, du couperet des phrases courtes (et heureusement non scénaristes), par celui des détails de la vie quotidienne d'adultes ordinaires, nous donner un sentiment de malaise et de confinement. Son personnage d'enfant est prisonnier, esclave, il se croit même sans identité. Il ne possède que son imagination et ses dons d'observation cruelle pour se libérer et se sortir de la routine que lui imposent ses parents.

Joël Schmidt in La Réforme, 26 avril 2001

Avec une imagination débridée, Corinne Hoex s'amuse à consigner tous les fantasmes, toutes les terreurs enfantines. Le ton est cruel et narquois, le style précis et tranchant. Un premier roman ravageur.

Monique Ayoun in Biba, mai 2001 (extrait)

Première et inévitable question de l'identité de la petite héroïne. "Autobiographique, Le grand menu ? Clairement, non. D'ailleurs, l'autobiographie n'a rien d'un genre littéraire. Ce roman est plein d'anecdotes qui m'ont servi d'outils pour retrouver mes émotions d'enfant : ce sont elles qui sont vraies." Et la fillette de se persuader que l'homme et la femme qui lui servent de parents et qu'il est convenu d'appeler Papa et Maman sont des usurpateurs.

Anne Boulord in Marie Claire, septembre 2001 (extrait)

Le Grand Menu, premier roman de Corinne Hoex, est une réussite stylistique. Le monde y est vu par une petite fille aux yeux "ouverts comme des bouches muettes". La maison où elle vit est ordonnée à l'image d'un intérieur flamand mais ce qui s'y trame palpite d'inquiétante étrangeté.

Isabelle Rüf in Le Temps, 15 septembre 2001 (extrait)

Une enfance du malaise, de l'enfouissement obligé. Tout cela rendu sans apitoiement, avec une remarquable rigueur, sans jugement, car la chose observée (ainsi des discours de la mère) se juge d'elle-même. Voilà qui nous change des attendrissements faciles sur l'enfance. Un roman captivant par son inconfort moral autant que par la sûreté de son écriture.

Jacques Crickillon in Lectures, novembre 2001 (extrait)

C'est à son écriture que ce roman doit l'essentiel de son charme : Corinne Hoex pratique la phrase courte mais élégante, usant tantôt d'images insolites, tantôt de sentences plus graves, sur ce ton définitif qu'adoptent parfois les enfants. Le tout donne un livre attachant et drôle, qui laisse un sentiment de jamais lu, ce qui est assez rare pour être souligné.

Thierry Detienne in Imagine, février 2002 (extrait)

Cendres, Esperluète, 2002

Après Le grand menu, voici un aspect inattendu de Corinne Hoex, que l'on s'attendait à retrouver dans un roman et que Cendres nous découvre poète. [.]

Des poèmes qui, comme avec précaution, comme en un souffle, un halètement, disent en des mots légers comme des flocons de neige, comme une poignée de cendres, l'étrange et infinie douleur de la mort et de l'absence. [.]

De courtes barres bleues, du même nombre et de la même longueur que les mots alignés, ondulent sous chaque poème. Un graphisme aussi dépouillé que les mots qu'ils soulignent et qui semble comme le contrepoint feutré de la voix désormais absente.

France Bastia in Nos Lettres, mars 2002 (extraits)

Quelques mois après nous avoir offert Le Grand Menu, qui fit sensation, Corinne Hoex nous revient avec une poignée de poèmes intitulée Cendres. 

C'est d'une légèreté et d'une gravité confondantes. Cela s'ouvre au cour d'un hiver où chaque flocon de neige aurait de l'importance. Ne laissant qu'avec le temps la cendre retomber.

Celle d'un être aimé. On ne saura jamais qui. Un compagnon, un frère ? Cela pourrait être un père. On ne sait. Quelle importance ?

Est-ce cynique , s'interroge Marie-Claire Blais, de vouloir l'accomplissement d'une danse entre tous ces êtres séparés qu'une même crainte unit ?

Et Corinne Hoex de répondre : Là où il ne s'agit plus / de gagner / ou de perdre / là / je sais / que nous sommes ensemble.

Pierre Mertens in Le Soir, 13 mars 2002 (extrait)

 
     
 
Corinne Hoex aux Impressions Nouvelles
 
 

Ma robe n'est pas froissée (2008)