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Sandrine Willems
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L'auteur
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Née à Bruxelles en 1968, Sandrine Willems vit aujourd'hui à Nice.
Après avoir interprété différents rôles au théâtre et au cinéma, elle fait des études de philosophie, qui s'achèvent par une thèse de doctorat sur Georges Bataille.
Elle revient ensuite au théâtre par la mise en scène, puis réalise pour le cinéma et la télévision, plusieurs courts et moyens métrages, ainsi que des documentaires musicaux (notamment Philippe Herreweghe, et le verbe s'est fait chant, édité en DVD par Harmonia Mundi).
Enfin, l'écriture de scénarios l'ayant conduite à la littérature, c'est à celle-ci qu'elle se consacre désormais. Ses livres retracent des vies, réelles ou imaginaires, dont ils interrogent le sens. Pensées et émotions des personnages y occupent l'avant-plan. Et s'efforçant de rendre leur « voix » singulière, l'écriture y devient orale et musicale. Sandrine Willems fait d'ailleurs des lectures de ses propres textes, ou de ceux d'autres auteurs.
En quête de la parole sous toutes ses formes, elle a repris un cursus universitaire en psychologie, et parallèlement à l'écriture, est aujourd'hui clinicienne, prêtant un intérêt particulier à la relation homme-animal, qui est également centrale dans ses ouvrages.
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Extraits de presse
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Una Voce poco fa (roman, éditions Autrement,
collection "Littératures", 2000)
"Sandrine Willems a réussi à trouver le ton juste pour faire entendre ici une voix introuvable. Dans cette confession imaginaire destinée à son enfant mort, la Malibran pleure un monde qu'elle n'a pas eu le temps d'habiter. Elle ne connut des fleurs que celles, vite fanées, dont on la couvrait, et du bonheur, que celui dont parlent les librettistes ; les hommes l'aimèrent pour sa fortune ou pour sa tessiture ; pas pour son corps malingre ; et son père ne fut pas son père, mais un Almaviva tyrannique dont, sur scène, elle devait être la Rosine. "C'est en cela, écrit Sandrine Willems, que le chant console, il tente de donner ce qu'on a perdu." Et soudain, un elfe passe."
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur, mai 2000
Les petits dieux
"À l'origine de ces livres, il y a d'abord des émotions, de celles, justement, qui paraissent ne pouvoir se dire, tant elles sont brutes et violentes, des émotions d'enfants, qui ne sortent qu'en larmes ou en cris. Pourtant, Sandrine Willems a trouvé les mots pour les dire, et le résultat, intitulé Les petits dieux, est magnifique."
Michel Paquot, Le Journal du Mardi, décembre 2002
"Une jeune écrivaine s'est lancée dans un projet inédit, à la fois ambitieux et modeste, et est en train de le mener magistralement à bien."
Jacques De Decker, Le Soir, décembre 2001
"Sandrine Willems mène ses monologues dans la densité ; de la pâte opaque d'une vie, elle dévoile l'intime, extrait les couleurs et fait passer les parfums et les saveurs. Elle entraîne dans un ravissement."
Jack Keguenne, Le Carnet et Les Instants, novembre 2001
Le Roman dans les ronces
"Sandrine Willems signe là un beau roman, cruel, émouvant, poétique, nostalgique, tout à tour lyrique et lucide. Les adjectifs manquent pour donner une idée de la profondeur des pensées qui habitent chaque ligne de ce journal atypique."
Blandine Longre, Sitartmag, septembre 2003
"Un livre hors norme, hors du temps, parfaitement, tranquillement hors du commun. Un très beau livre, tout simplement, comme une chapelle romane s'élevant au bord du chemin, là où on ne l'attendait pas."
Jacques De Decker, Le Soir, juin 2003
"Fatigués de soleil à la fin d'un jour d'été, si vous avez envie de calme, douceur et spiritualité, lisez le roman de Sandrine Willems...
Cette page sombre de l'histoire, aussi épineuse que les ronces, et qui donnera naissance à la guerre de Cent ans, est là comme illuminée par le personnage de cette servante, librement inspirée d'Odette de Champdivers, qui a soigné Charles VI jusqu'à sa mort."
Emmanuelle Bal, Le Matricule des Anges, n° 45
"Voilà un roman d'une magnifique violence poétique."
Marianne Dubertret, La Vie, juillet 2003
"Sensualité, écriture rugueuse, mêlant fiction et histoire documentée, tout y est, dans le roman de Sandrine Willems. Une révélation."
Nicole Debarre (RTBF), Le Carnet et Les Instants, février 2004
Le Sourire de Bérénice
"Les livres de Sandrine Willems sont toujours empreints d'une atmosphère atemporelle et intime. Ce sont des dialogues noués avec des êtres d'élection, qu'ils soient hommes, bêtes ou dieux. Le Sourire de Bérénice rapporte la vie de la princesse juive qui inspira Racine : la mémoire n'a retenu que l'argument d'une tragédie exemplaire. Sandrine Willems a choisi d'en embrasser le destin, l'imagination et l'intuition venant combler poétiquement les lacunes de l'Histoire. Descendante des Hérodes, contemporaine des disciples du Christ, en révolte contre Rome, Bérénice tombe amoureuse de Titus, fils de l'empereur Vespasien, responsable du saccage de Jérusalem et de la destruction du Temple. On la suit de sa naissance à sa mort, des bords du lac de Tibériade au Nil, de Jérusalem à Rome, errant parmi les dieux dans une quête continuelle de soi, en proie aux tourments de l'amour fou. Bérénice connaît la totale dépossession. Fiancée délaissée, elle fait le deuil de son amour, après l'avoir fait de sa patrie et de ses rêves avant de s'abîmer dans la mélancolie. Le Sourire de Bérénice a la grâce et le charme des fresques antiques.”
Jean-Didier Wagneur, Liberation, 1er juillet 2004
Élégie à Michel-Ange
"Sandrine Willems manie la langue avec une aisance rarement atteinte par nos auteurs contemporains, à la recherche de l'image juste, du raccourci plein de pudeur qui pourtant en révèle
presque plus qu'il souhaite en cacher. Ouvrir cet opus et découvrir les premières lignes revient à tomber dans un piège fait de douceur, de subtilité et d'enchantement. Tout est transcendé et on serait tenté de parler "d'expérience de lecture" plus que tout autre chose. On se laisse bercer lascivement par les anecdotes, les histoires à la fois graves et légères, les vers fébriles émaillant le récit. Ni texte historique, ni biographie, cette histoire est la romance de la vie d'un homme, tout simplement."
Anabel Delage
mercredi 7 décembre 2005
Article publié sur le site Le Littéraire.com
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Travaux de Sandrine Willems
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Littérature :
- Una Voce poco fa, roman, éditions Autrement, collection "Littératures", 2000.
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Les petits dieux, onze « romans miniatures », écrits avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, Les Impressions Nouvelles, 2001-2002 ; sélectionné parmi les finalistes du prix Rossel 2002 ; prix « Nouvelles » 2004 de l'Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique.
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Le Roman dans les ronces, ou la légende de Charles VI, roi fou, et de sa servante, Les Impressions Nouvelles, 2003 ; sélectionné parmi les finalistes du prix Rossel 2003.
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Le Sourire de Bérénice, Les Impressions Nouvelles, 2004.
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Élégie à Michel Ange, écrit avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, Les Impressions Nouvelles, 2005.
- A l'espère, écrit avec le soutien du Centre National du Livre, Les Impressions Nouvelles, janvier 2007.
Lecture de « livres-audio » :
- Mal de pierres, de Milena Agus, Audiolib, 2008.
Réalisation de films de fiction :
- La Comédie qui pleure, 1995, court métrage.
- La Tendresse sur pattes, 1997, court métrage, prix du meilleur court métrage belge au festival de Gand.
- Si j'avais dix mots pour te parler d'elle, 1999, clip réalisé pour les dix ans de Canal + Belgique.
- Les Rêveurs, 2000, vidéo de 60 min.
Réalisation de documentaires :
- Philippe Herreweghe, et le Verbe s'est fait chant, 1999, 52 min, coproduit par Arte, sélectionné en compétition au FIPA à Biarritz, édité en DVD vidéo par Harmonia Mundi, 2006.
- Chants et Soupirs des Renaissants, selon Paul Van Nevel, 2001, 52 min.
Ecriture de scénario :
- Le Dernier plan, 1998, long métrage coécrit et réalisé par Benoît Peeters.
Ecriture théâtrale :
- Les Rats, lever de rideau (représenté au Théâtre National, lors d'un stage organisé par le CIFAS, dans une mise en scène de Jacques Nichet, 1998).
- La Crudelta, l'histoire d'une passion.
- Les Rêveurs, adaptation du scénario pour la scène.
- Una Voce poco fa, un chant de Maria Malibran, adaptation du roman pour la scène, mise en scène par l'auteur dans le cadre du festival Bruxelles 2000.
Mise en scène de théâtre :
- La Princesse Blanche de Rilke, au Théâtre du Tambourin de Strasbourg, 1991.
- Una Voce poco fa, festival Bruxelles 2000.
Thèse de doctorat :
- L'Instant retrouvé, temps et mouvement dialectique chez Georges Bataille, Université Libre de Bruxelles, sous la direction de Jacques Sojcher et avec le soutien du FNRS, 1993.
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Sandrine Willems aux Impressions Nouvelles
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- Les petits dieux, onze « romans miniatures », écrits avec le soutien de la Communauté Française de Belgique, 2001-2002 ; sélection finale du prix Rossel 2002.
- Le Roman dans les ronces, ou la légende de Charles VI, roi fou, et de sa servante, 2003.
- Le Sourire de Bérénice, roman, 2004.
- Élégie à Michel-Ange, récit, 2005.
- À l'espère, roman, 2008.
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Pièces de théâtre non publiées
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- Una Voce poco fa : adaptation théâtrale du texte publié.
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Les Rêveurs : adaptation théâtrale du film réalisé par l'auteur : un facteur lisant des lettres qui ne lui sont pas adressées, un ancien chef de gare soignant son train qui ne roule plus, un vieil homme lançant des pigeons qui ne reviennent jamais. Sur une plage déserte immobilisée dans la nostalgie, des solitudes qui se croisent, dans l'attente d'un miracle ou de l'amour.
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La Crudelta : une passion entre une soeur humaine et un frère à moitié dieu - sur une île peuplée d'Immortels, enviant ceux qui peuvent mourir d'amour.
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Les Rats (lever de rideau, 20 min) : dialogue entre deux rats de biblothèque, sommés d'avoir une idée chaque jour - sous peine de crever de faim.
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Scénarios non réalisés
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- Les dieux du désert : la trajectoire fulgurante de Julien l'Apostat, l'empereur qui au IVe siècle, en pleine ascension du christianisme, réinstaura le culte des dieux du paganisme.
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L'anneau de Sandor : Ferenczi, un des psychanalystes les plus originaux, et peut-être le plus attachant, tiraillé entre son admiration pour Freud et ses conflits avec lui, entre une mère et une fille toutes deux ses maîtresses, entre les méandres de ses patients et les siens.
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Le Marquis de la Bastille (synopsis) : du libertinage au crime, la quête presque mystique de Sade.
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La Cantate au chèvrefeuille : un vieil écrivain qui a perdu sa mère dans sa tendre enfance, retombe en cette enfance, s'ouvre à une poésie qui s'empare de sa vie, et retrouve sa mère un peu comme une amante.
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L'Amourante : Le trajet d'une fille de vingt ans vers la mort, se métamorphosant en apprentissage d'un "autre amour".
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À corps perdu : L'itinéraire d'une jeune femme, anorexique en sa jeunesse, qui prend conscience d'avoir comme "perdu son corps", et le retouve par un contact avec des ânes.
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Textes en ligne
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Textes divers parus en revues :
- Contributions aux numéros spéciaux de Télérama sur Verdi (La Traviata), Hugo et Hergé (Les Bijoux de la Castafiore).
- Article sur l'opéra Le château des Carpathes, de Philippe Hersant (en collaboration avec Jean-Michel Vivès).
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Contribution à un recueil d'hommage à Sémira Adamu, étouffée par les forces de l'ordre, en Belgique, pour n'avoir pas voulu quitter ce pays.
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Poème pour un recueil de textes sur la peau.
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Texte d'un recueil sur l'amour.
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Texte d'un recueil sur le vêtement.
Travaux universitaires en psychologie :
- L'animal comme "sujet transitionnel" (autour de la pensée de Winnicott).
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Bribes de sens et de paille : rapport de stage en centre de thérapie assistée par les chevaux.
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Voix, cri et chant : rencontre d'un enfant entre autisme et psychose.
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Accrochage et incorporation : mémoire de master I, sur des adolescentes aux "troubles du contact" (en référence à Ferenczi, Szondi et Schotte).
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De l'addiction à la création : rapport de stage de master II auprès de patients toxicomanes, en recherche du "roman" de leur vie.
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Liens
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- "Propos sur l'écriture" (PDF) : autour des Petits Dieux, à l'occasion d'une interview de Libération.
Photo : Mireille Kreitmann
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