"Chez Vaughn-James, nous sommes dans un champ de création limite. Exigeant, comme ont pu l'être Joyce ou Beckett en littérature, Escher ou Magritte dans le graphisme, son dessin est proprement littéraire. Il joue avec le sens des images comme l'on fait, en écrivant, des jeux de mots, de la poésie. Il en ressort une évidente étrangeté, une impression décalée comme celle que l'on a pu ressentir dans certains travaux de Joost Swarte et d'Ever Meulen, dans les cases-rébus de Chris Ware, ou dans cet album unique aux teintes bleutées, lui aussi encagé, de Dave McKean."
Didier Pasamonik, "La Cage", Actua BD, 4 juillet 2006
"La Cage est un voyage pour le lecteur. Un périple invraisemblable dans une énième cité obscure (Martin Vaughn-James a prêté ses traits au peintre Augustin Desombres, personnage emblématique de la série créée par Schuiten et Peeters), au sein d'un monde en constante mutation où les minces repères qui s'offrent à tel endroit du livre disparaissent souvent immédiatement après. Un univers inédit où le temps et la distance sont régis par des règles différentes que celles du récit traditionnel. Ici, le dessin (accompagné du texte souvent en décalage) est à la fois balise et moteur de la narration s'appuyant sur ses seules ressources pour faire avancer, à pas mesurés, l'« intrigue ». Une intrigue qui de plus se mord la queue puisque le désert qui ouvre le livre le terminera également, comme pour emprisonner encore un peu plus le lecteur."
Alexis Laballery, "L'art mature", Parutions.com, 5 juillet 2006

" À notre tour de vous recommander l'expérience de La Cage, une superbe tentative pour faire de l'image sérielle un texte en soi. Ici le texte et le dessin rivalisent de perversité pour nous emmener - nous écarteler - dans des directions apparemment opposées."
Pascal Ory, "Mécanismes complexes »", Lire, juin 2002
"En réalité, La Cage est un roman visuel. Pas une bande dessinée ni un roman graphique. Sa principale particularité est de ne contenir aucun personnage et pas d'intrigue,selon les principes élaborés par Robbe-Grillet et consorts. Ainsi le lecteur navigue-t-il à travers son propre imaginaire, dans une suite de lieux plus ou moins réels et pourtant très précis."
Vincent Bernière, Beaux Arts Magazine, 2002