"Tout l’art de Corinne Hoex est là, dans l’allusion, la discrétion, le trop-peu qui dit beaucoup, la bonde qui se délivre – mais il y a toujours cette retenue, et comme un sourire en coin, même si c’est au bord des larmes. Un théâtre de la cruauté qui va tellement loin que l’on se demande si c’est rêve ou réalité. Et, aux toutes dernières lignes du livre, l’avant-plan et l’arrière-plan (le paysage) se rejoignent, comme les cartons à plier dont s’amusent les enfants. Tout cela est d’un art extrêmement consommé. Un véritable plaisir de lecture."
Joseph Bodson, Reflets/Wallonie-Bruxelles - La Pensée wallonne
mai-juin 2008
"Roman étonnant que ce second opus de Corinne Hoex. D'une sobriété exemplaire, qui n'en accentue que davantage les forces, la dureté, la violence. (...)
Un livre court, mais qu'il faut prendre le temps de lire. Pour savourer l'écriture et pour percevoir, sous l'apparence lisse d'une robe sage, les images terribles et les tourments des relations humaines - sans lesquelles, cependant, nous ne serions que des pierres."
Vincent Engel, "Repasser ses souffrances", Victoire, 3 mai 2008
"Corinne Hoex est poète jusqu'au bout des ongles - qu'elle a acérés. Chez cet écrivain, nulle complaisance mais la lucidité sans faille de l'analyste, qui m'a fait songer au Mars de F. Zorn. Quant à la langue, ciselée et ponctuée avec grâce (rara avis), elle transcrit de façon percutante l'enfer quotidien d'une héroïne couturée de cicatrices. Corinne Hoex écrit comme on sabre, avec une rage froide et ce qu'il faut de saine jubilation. Bref, elle s'impose avec une grâce qui balaie le désespoir."
Christopher Gérard, La Revue générale, avril 2008
"Corinne Hoex nous invite, avec Ma robe n'est pas froissée, aux rives d'une mer du Nord sépia pour nous confier une jeunesse contrastée en noir et blanc. Un sacré voyage !"
Christian Libens, La Revue générale, février 2008
"Un roman à la fois dur et beau qui dévoile les souffrances inimaginables qu'un être humain peut garder secrètes."
Julie Braun,
Wolvendael Magazine, avril 2008
"Après Le Grand Menu, Corinne Hoex continue à dénoncer l'abus de pouvoir. Et ce nouveau roman est d'autant plus fort que la narratrice semble retenir toute émotion pour parvenir à raconter son histoire. Le mépris d'un père, l'indifférence d'une mère, la brutalité d'un fiancé : trois temps pour décrire le piège de violence qui se referme silencieusement sur une femme."
Isabelle Desobry, Axelle, avril 2008
"La robe a beau ne pas être froissée, il est des fêlures invisibles qui demandent à s'exprimer et c'est le mérite de ce livre d'avoir mis des mots sensibles et sans concessions sur ces violences qui naissent dans le secret des familles et des couples."
Michel Torrekens, Le Ligueur, 19 mars 2008
"Absence d'intérêt, mépris du cadeau apporté, critique du choix des fleurs, autant de tentatives vaines qui introduisent le thème connu de la non-reconnaissance et de la soumission qui la sous-tend. Une blessure sourde dont la souffrance est devenue familière au point de s'imposer comme préalable dans les relations avec autrui. Le terrible jeu du malheur de vivre est ici décrypté en ses moindres détails, avec une force, une élégance et une retenue peu communes."
Thierry Detienne, Imagine, mars 2008
"Peu d'auteurs ont si bien abordé le désarroi, l'arbitraire, l'irrespect, la solitude au sein de cette petite cellule que Gide haïssait et qui demeure néanmoins l'un des fondements de la société. En dénonçant les abus clandestins à sa manière incisive, la romancière nous offre une robe aux plis nets, glaçants, cruels... En somme, une robe qui déshabille !"
Charles-Antoine de Trazegnies, Uccle chez vous, février 2008
"Avec ses mots à elle, Corinne Hoex découpe le gigot du dimanche au couteau électrique. Que reste-t-il de tout cela ? Rien, même pas une vieille photo de sa jeunesse. Ce petit livre cruel n'incline pas à l'optimisme. Il est implacable. Comme un film très court. Et qui pourtant n'en finit pas."
François Cérésa, Le Figaro Madame, 9 février 2008
"Une écriture tout empreinte de finesse et de poésie qui tempère un récit d'une rare cruauté. Laissez-vous porter par cet émouvant roman, sombre et hiératique comme un matin de Toussaint."
Myriam Berghe, Femmes d'aujourd'hui, 7 février 2008
"La force de ce récit vient de ce que les choses y sont décrites sans complaisance, mais aussi sans récrimination, presque avec détachement. Avec, en contrepoint, la présence de la mer (troublante homonyme de la mère), qui revient telle une litanie. Tantôt vengeresse, quand la narratrice imagine qu'elle engloutit la maison. Tantôt consolatrice, offrant le spectacle paisible des jeux de la plage : "Rien ici ne connaît l'angoisse de vivre. La menace terrible de l'amour." Et celle, plus terrible encore, de l'absence d'amour, qu'à défaut de mieux seule la beauté de la langue a le pouvoir d'exorciser."
Daniel Arnaut, Le Carnet et les Instants (lire l'article),
février-mars 2008
"Précise et d'autant plus accablante, la phrase est disposée à l'équerre, taillée au cordeau, sans aucune faute de goût : un habit de lumière pour raconter le plus obscur. Du Bazin pétrifiant. Les fruits de Ma robe n'est pas froissée justifient les promesses des fleurs de Cendres (Esperluète Éditions), des poèmes superbement épurés. On n'ose lâcher ce récit âpre, contondant, lacéré, tout d'amertume et de charme vénéneux, cette écriture qui frôle l'échine et lui arrache des tressaillements troubles."
Marc-Émile Baronheid, Elle Belgique, février 2008
"Cet inventaire calamiteux pourrait sembler, à tort, excessif ou complaisant. Il ne rend pas compte de la grande sensibilité et du regard profondément humain que Corinne Hoex pose "malgré tout" sur les êtres qui ont pourri la vie de son personnage. Ni du double sens que pourrait inspirer le titre d'un livre nourri de vécu et d'une haute qualité littéraire : cette robe qui n'est pas froissée."
Ghislain Cotton, Le Vif / L'Express, 25 janvier 2008
"Ce roman, sous sa minceur, bouleverse parce que sa simplicité formelle et la façon dont l’écriture par endroits blanchit et s’abrase permettent à la violence de sourdre toute nue des pages ; parce que la structure, en chapitres courts où fusionnent souvent instants vécus, souvenirs, cauchemars et attentes désespérées, mime avec une justesse aiguë la déconstruction morale que subit la narratrice, et la confusion de sentiments qui la broie."
Isabelle Roche, Lelitteraire.com (lire l'article), 25 janvier 2008
"Sans pathos, d'une écriture sèche, quasi sans adjectifs, un "raclage jusqu'à l'os" qui résulte de plusieurs années de travail, qui prend à la gorge, tellement il s'y raconte l'horreur. (...) Ce roman dur et beau dénonce la violence familiale et montre avec beaucoup de finesse ce qu'un être humain, aux apparences impeccables, peut avoir subi. Ignorée, la souffrance est d'autant plus inimaginable."
Lucie Cauwe, Le Soir, 18 janvier 2008
"Corinne Hoex, dans Ma robe n'est pas froissée, formule la crudité sans pardon de l'éveil à l'amour lorsqu'il est dévasté. Viol ordinaire. Découverte de soi par-delà le châtiment d'exister. Rouge enfer de la haine puérile. « Sans pardon » ? Ce n'est pas sûr. Car une secrète compassion s'insinue au tréfonds de cette partition pourtant implacable."
Pierre Mertens, Le Soir, 11 janvier 2008